Les alternatives au sucre dans la cuisine : quelles options pour sucrer autrement ?
Remplacer le sucre en cuisine grâce à des alternatives naturelles et adaptées.
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L’indice glycémique est devenu un terme incontournable dès qu’on parle d’alimentation, de santé ou de gestion du poids. Pourtant, ce super outil reste encore mal compris. Entre sucres rapides, sucres lents, aliments « bons » ou « mauvais », il est difficile de s’y retrouver et surtout, de ne pas se laisser submerger. Alors, qu’est-ce que l’indice glycémique exactement ? Pourquoi est-il important ? Comment l’utiliser au quotidien sans trop se compliquer la vie ? On fait le point.
L’indice glycémique (IG ou index glycémique) mesure la capacité d’un aliment à faire augmenter la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang. Il est exprimé sur une échelle allant de 0 à 100.
Un IG élevé signifie que l’aliment a tendance à provoquer une augmentation rapide de la glycémie, entraînant un pic de sucre dans le sang. A contrario, un IG bas signifie que l’aliment en question n’a que peu d’incidence sur la stabilité de la glycémie.
Il est important de noter que cette réaction n’est pas directement liée à la quantité de sucre présente dans l’aliment, mais à la manière dont l’organisme le transforme. En effet, l’IG ne tient compte que de la qualité, pas de la quantité consommée. C’est à ce moment là qu’intervient la charge glycémique (CG), qui prend en compte :
Un aliment peut avoir un IG élevé mais une charge glycémique faible s’il est consommé en petite quantité. Comme la pastèque, par exemple. Car vous allez le voir, certains aliments sont redoutables et insoupçonnés pour la glycémie s’il sont consommés en quantité !

Pour y voir un peu plus clair sur ce qui est à privilégier et ce qui est à réguler, voici un tableau regroupant quelques aliments, classés par IG faible, moyen ou élevé.
Index glycémique des aliments | |||||
Faible | Moyen | Élevé | |||
0 | Viandes et poissons, fruits de mer, oeufs, fromages. | (60) | Châtaigne, chips, croissant, mayonnaise industrielle, miel, papaye, galette de riz, riz de Camargue. | (70) | Gnocchi, millet, baguette pain blanc, polenta, pomme de terre, pop corn (sans sucre), riz pour risotto. |
(5) | Crustacés, herbes et épices (poivre, persil, basilic, cannelle…), vinaigre. | (65) | Betterave cuite, courge, confiture, melon, pain au chocolat, pain de seigle (30%), raisins secs. | (75) | Gaufre au sucre, pain pour hamburger, pastèque, potiron. |
(10) | Avocat. | (85) | Purée de pommes de terres, Céleri cuit, Maïzena, Riz au lait, tapioca. | ||
(15) | Sirop d’agave, amande, asperge, blette, brocoli, céleri, champignon, chou-fleur, choux, concombre, cornichon, endive, épinard, gingembre, oignon, poireau, poivron, radis, salade, tofu (soja). | (95) | Pain blanc sans gluten, pomme de terre au four, frites. | ||
(20) | Aubergine, carotte crue, citron. | (100) | Glucose. | ||
(25) | Cerise, chocolat noir 70%, fraise et framboise (fruits frais), lentilles vertes, noisette, noix de cajou, pois cassés. | ||||
(30) | Abricots secs, ail, betterave crue, haricot vert, lentilles jaunes, mandarine, poire, tomate. | ||||
(35) | Orange, pêche, pois chiches, pomme, quinoa. | ||||
(40) | Carotte cuite, haricot rouge, pruneau. | ||||
(45) | Banane jaune, couscous/semoule, petits pois, raisin blanc (fruit frais), riz complet. | ||||
(50) | Ananas, litchi, mangue, pâtes complètes. | ||||
(55) | Dattes, ketchup, sirop d’érable, pâtes. | ||||
Contrairement aux normes alimentaires légales, l’indice glycémique n’est pas réglementé par une seule agence officielle nutritionnelle. Les valeurs d’IG sont issues de tests scientifiques réalisés par différentes équipes sur des groupes de personnes. Vous pourrez donc trouver une légère différence entre les valeurs issues d’autres sources.
Développé en 1981 par le Docteur David Jenkins et son équipe à l’Université de Toronto, l’index glycémique visait d’abord à accompagner les personnes diabétiques. Peu à peu, le sujet a été étudié par les professionnels de santé, qui ont élargi son usage à d’autres populations. En résumé, surveiller l’index glycémique permet de :
Cela peut réduire considérablement les épisodes d’hyperglycémie et d’hypoglycémie. Certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres, comme les diabétiques de type 1 ou de type 2, ou les personnes atteintes d’hyperglycémie ou d’hypoglycémie fonctionnelle.
Après avoir mangé des aliments contenant des glucides, ils sont digérés et transformés en glucose. Ce qui fait grimper rapidement notre fameuse glycémie. Le pancréas libère alors de l’insuline pour aider les cellules à utiliser ce glucose et faire redescendre, assez brutalement, la glycémie. Pendant 2 heures environ, le corps travaille pour s’adapter. Et cela demande de l’énergie, beaucoup d’énergie. Ce qui entraîne fatigue, somnolence et faiblesse passagère. Voilà le fameux « coup de barre » post-repas !
Choisir des aliments à IG bas permet de se sentir rassasié plus longtemps car comme le sucre est libéré lentement, les signaux de satiété envoyés par l’organisme (via l’insuline et d’autres hormones) s’étendent sur la durée.

Ici, on ne vous propose pas une solution miracle ou un énième régime minceur à la mode. L’approche de l’indice glycémique dans l’équilibre pondéral est plus douce. En effet, privilégier des aliments à IG bas peut aider à mieux gérer l’appétit (éviter les fringales et grignotages entre les repas) et réduire le stockage des graisses (en limitant les pics d’insuline).
Tous les bienfaits listés ci-dessus constituent un tout visant à protéger le métabolisme et réduire le risque de maladies liées au sucre. Car le constat est sans appel. En France, la prévalence du diabète traité est passée de 5,6 % en 2015 à environ 6,5 % en 2023, ce qui représente plus de 4 millions de personnes atteintes. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Anticiper et prévenir le risque de développer un diabète ne doit pas être ignoré.
Rappel : l’index glycémique n’est qu’un outil parmi d’autres. Il doit être utilisé dans le cadre global d’une alimentation équilibrée (teneur en fibres, protéines, graisses de qualité, etc.). Et comme avant tout changement drastique d’alimentation, faire appel à un professionnel de santé est une bonne idée. Pensez-y !
Par ailleurs, vous pouvez aussi adopter de bons réflexes comme opter pour des alternatives au sucre qui sont plus naturelles.
Bien que l’indice glycémique soit un outil très utile pour estimer la rapidité avec laquelle un aliment fait monter la glycémie, il présente plusieurs limites importantes. Les voici.
Tout d’abord, cet indicateur ne tient pas compte des portions réellement consommées. Un aliment à IG élevé peut avoir un effet minime si la quantité ingérée est faible, tandis qu’un aliment à IG bas peut entraîner une hausse glycémique significative en grande quantité. C’est pourquoi nous parlions tout à l’heure de la charge glycémique. Manger une poignée d’abricots secs n’aura pas le même impact sur votre corps que si vous mangez le sachet entier. Tout est question, encore une fois, d’équilibre.
Ensuite, il est important de rappeler que l’IG ne reflète pas la composition complète du repas. Les protéines, les lipides et les fibres présentes dans votre assiette peuvent ralentir l’absorption des glucides et modifier la réponse glycémique, rendant l’IG d’un aliment isolé peu représentatif d’un repas réel.
De plus, certaines associations alimentaires peuvent limiter la montée glycémique. Par exemple, un filet de jus de citron, combiné avec certains aliments, peut atténuer légèrement cette hausse.

Mais encore, les valeurs peuvent varier considérablement selon la variété de l’aliment, sa maturité, son mode de cuisson ou sa transformation industrielle. Par exemple, des pâtes al dente ont un IG plus bas que des pâtes trop cuites ; une banane verte sera bien moins sucrée qu’une banane avec des tâches noires ; du pain complet ou semi-complet aura moins d’impact que du pain blanc…
Enfin, en fonction de différents facteurs tels que l’âge, le métabolisme, la sensibilité à l’insuline, l’activité physique ou même la saison, la réponse glycémique peut varier d’un individu à un autre. Ce qui limite la généralisation de ces valeurs à toutes les personnes.
Comme nous venons de le voir, l’indice glycémique peut être un outil pratique pour mieux gérer sa glycémie, mais il doit être utilisé au quotidien de manière pragmatique et flexible. L’objectif n’est pas d’éliminer les glucides, mais de mieux les choisir et les consommer. Quelques principes simples suffisent :

Pour conclure, l’indice glycémique est un outil précieux pour mieux comprendre l’impact des aliments sur sa glycémie et sur son corps. Utilisé avec bon sens, il permet d’adopter une alimentation plus équilibrée, durable et respectueuse de son énergie et de sa santé. Il reste dans tous les cas essentiel de manger varié et de rester à l’écoute de son corps (et de son esprit !).
Sources :
Remplacer le sucre en cuisine grâce à des alternatives naturelles et adaptées.
Cécilia Caussé 12 février 2026
Remplacer le sucre en cuisine grâce à des alternatives naturelles et adaptées.
Cécilia Caussé 4 mars 2026
La recette pour une pause gourmande plus équilibrée.
Cécilia Caussé 5 mars 2026
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