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Les 4 piliers du bien-être de l’enfant

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    Les 4 piliers du bien-être de l’enfant


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Ce podcast est un entretien avec Joy Linxe-Olivier, une auxiliaire de puériculture qui détaille les quatre piliers fondamentaux nécessaires au plein épanouissement des jeunes enfants. L’experte explore d’abord la sécurité affective, qu’elle considère comme le socle indispensable permettant à l’enfant d’explorer le monde en toute confiance grâce à un attachement solide. La discussion aborde ensuite l’importance d’une alimentation saine, en insistant sur la réduction du sucre dès le plus jeune âge, ainsi que sur les défis du sommeil, une phase de séparation complexe qui requiert des rituels apaisants. Enfin, ce podcast souligne le rôle crucial de l’adulte dans l’éveil par le jeu, invitant les parents à accompagner les découvertes de leur progéniture sans entraver leur autonomie. L’objectif global est de valoriser la coéducation entre parents et professionnels tout en encourageant la bienveillance et la confiance en l’instinct parental.

Les 4 piliers du bien-être de l’enfant

Bienvenue sur Kokoro, le podcast bien-être et art de vivre du territoire entre Montpellier et nous. Ici, on part à la rencontre de celles et ceux qui font vibrer notre région, des professionnels passionnés qui partagent leur vision du bien-être, de la santé et d’un art de vivre plus ancré et un peu plus humain. Aujourd’hui, nous recevons Joy Lynx-Olivier, maman d’un petit garçon et professionnelle de la petite enfance. Elle vient nous parler des quatre piliers essentiels du bien-être de l’enfant : la sécurité affective, l’alimentation, le sommeil et l’éveil. Des fondations précieuses pour accompagner nos enfants à agrandir sereinement et peut-être au passage nous donner quelques conseils pour revisiter notre propre équilibre.

Joy, tu vas nous parler des quatre piliers qui sont essentiels au bien-être de l’enfant. Donc, on va avoir la sécurité affective, l’alimentation, le sommeil, l’éveil et le développement. On va commencer avant de parler de tous ces sujets par te présenter un petit peu. Donc Joy, j’ai dit tout à l’heure que tu étais une professionnelle de la petite enfance. Ça veut dire beaucoup de choses, mais est-ce que tu peux nous dire un peu plus précisément quel est ton métier ?

➡️ Oui, du coup, je suis auxiliaire de puériculture. En fait le rôle d’une auxiliaire de puériculture, c’est d’accompagner les enfants de la naissance à l’adolescence selon les structure. Il y a plusieurs structures où on peut exercer, les structures hospitalières, l’aide sociale à l’enfance, les PMI, c’est des centres de protection maternelle infantile, les pouponnières, les instituts modo-éducatifs et les établissements d’accueil du jeune enfant. C’est là où moi j’exerce, à Saint-Aunès dans une crèche, où il y a, alors on dit « 25 berceaux », c’est-à-dire qu’il y a 25 enfants par jour. C’est le maximum qu’on peut accueillir.

D’accord. Et du coup, ce sont des enfants de quel âge à quel âge que tu accueilles ?

➡️ De 2 mois et demi à 4 ans. On peut aussi faire un peu de péri scolaire. Par exemple, les enfants qui étaient là avant, donc de 2 ans et demi à 3 ans à peu près, peuvent continuer à être accueilli les mercredis par exemple. Donc ça ça prolonge un petit peu l’accueil. C’est quand même assez rare.

D’accord. Et du coup quand on a préparé un peu ce podcast, on a choisi le sujet du bien-être de l’enfant parce que c’est un sujet qui était hyper important pour toi. Pourquoi ça te tient vraiment à cœur de parler de ça aujourd’hui ?

➡️ Alors, c’est vrai que les enfants pour moi, c’est vraiment une population fragile, souvent discriminé et c’est vrai que je peux citer des tas d’exemples de choses qu’on dit ou qu’on fait aux enfants qu’on ne se permettrait jamais de faire aux adultes. Vraiment l’enfant n’est pas assez considéré comme une personne à part entière. Et à travers mon métier et l’accompagnement à la parentalité, la place que je donne à l’enfant tous les jours et l’accompagnement des équipes aussi, je me dis que tous ces conseils sont des petits cailloux qui sont semés sur un chemin pour faire avancer tout ça.

Et du coup, c’est d’autant plus important d’en parler, de faire passer un peu le message pour qu’on puisse peut-être réajuster un peu quelques actions qu’on fait dans notre quotidien et qui ont un impact hyper important chez l’enfant.

J’avoue que tu me donnes la parole et que c’est vraiment quelque chose, c’est une opportunité vraiment, une réelle opportunité pour justement parler de tout ça et pouvoir donner des petits conseils à ma hauteur, des petits tips pour faire évoluer ça.

Pilier n°1 du bien-être de l’enfant : la sécurité affective

OK. Allons-y. Du coup, on va commencer par le premier pilier. Donc, comme je vous ai dit, il y en aura quatre. La sécurité affective, l’alimentation, le sommeil et l’éveil. Et on va commencer par la sécurité affective. Et comme tu me disais tout à l’heure, c’est vraiment le pilier le plus important pour l’enfant. Mais en fait, la sécurité affective du coup, c’est quoi exactement ?

➡️ Alors, du coup, je pars de la théorie de l’attachement pour l’expliquer. En fait, Bowlby, c’est un psychologue britannique qui a développé la théorie de l’attachement il y a quelques années. Et en fait du coup c’est quelque chose qui se construit dès la naissance. Grâce à des personnes d’attachement, l’enfant va pouvoir aller explorer le monde. Et donc en fait on devient personne d’attachement quand on répond en cohérence aux besoins de l’enfant, donc de sa naissance. Basiquement, c’est « je pleure » parce que j’ai faim. Donc l’adulte va lui donner à manger. Bébé pleure parce que il a sommeil. L’adulte va l’accompagner dans son sommeil et en fait petit à petit comme ça, il va s’attacher à des personnes en particulier qui lui donnent des soins tierces. Et grâce à cet attachement qui va faire qu’il est bien puisque il a mangé, il a dormi, il se sent aimé, en sécurité, protégé… Tout ça, ça va lui permettre un cadre sécurisant pour justement prendre confiance en lui au fur et à mesure et donc lui permettre d’explorer son environnement, de mieux gérer ses émotions. Et du coup, c’est vraiment un besoin fondamental comme de manger par exemple.

Donc en fait effectivement l’enfant a vraiment besoin de ça pour pouvoir plus tard sortir de son cocon et explorer le monde. Sans ça, sans cette sécurité que lui apporte l’adulte, il ne sera pas forcément armé pour le reste ?

➡️ Oui, c’est ça. Il a besoin d’un socle d’affection, de bienveillance, de soin, de présence attentive pour que tous ses besoins soient comblés. C’est comme une jauge en fait, une jauge remplie pour pouvoir justement explorer un monde qui connaît moins. On identifie que le bébé à faim, donc on lui donne à manger. Ça on va le faire assez intuitivement, mais par contre quand il grandit un peu plus, selon ce qu’on va lui dire, la manière dont on lui dit, la présence attentive que l’on a ou pas, et bien la sécurité affective peut être plus ou moins effective.

Tu m’as parlé tout à l’heure quand on préparait un peu ce podcast d’un exemple dans les orphelinats à l’époque.

➡️ Oui. En fait, il y a longtemps, je ne saurais plus citer les années en question, mais ça fait vraiment longtemps… Dans les orphelinats, c’était un peu des usines à enfants. Et puis il n’y avait pas toutes les études en neurosciences qu’on a aujourd’hui, qu’on a pu faire. Donc du coup dans les orphelinats il y avait tellement d’enfants que l’on donnait le biberon à l’enfant à la chaîne, on les faisaient dormir à la chaîne etc sans forcément trop leur parler, sans les nourrir d’une affection particulière de paroles ou de bienveillance. À tel point que du coup ils avaient des troubles de comportement vraiment prononcé et ça s’appelle l’hospitalisme. C’est-à-dire qu’ils avaient besoin eux-mêmes de s’autoréguler. Donc ils pouvaient se balancer d’avant en arrière, avoir des troubles qui se rapprochaient de l’autisme alors qu’il n’y avait pas de problème en soi. C’était vraiment la carence affective qui a fait apparaître des troubles du comportement.

Donc oui effectivement pilier numéro 1 hyper important d’avoir cette base pour l’enfant, pour son développement futur.

➡️ On parle d’un extrême, mais oui, l’hospitalisme c’est quelque chose qui a existé.

Du coup tu me disais que ce sont quand même des choses de assez basique à faire à son enfant. Enfin c’est vraiment le pilier numéro 1. Mais comment un parent au quotidien peut renforcer ça et contribuer à vraiment assoir une sécurité affective importante chez son enfant ?

➡️ Alors, il y a plusieurs manières. Je dirais que c’est de se mettre à hauteur d’enfant. Alors, c’est quelque chose aujourd’hui qu’on entend à tout va. Mais en fait, se mettre à hauteur d’enfant, c’est vraiment essayer de se mettre à la place de son enfant, de se mettre à sa place, d’être en empathie avec l’enfant. De l’écouter, d’essayer d’être bienveillant, de mettre des repères clairs et rassurants, d’essayer d’accueillir les émotions par exemple sans les minimiser. Un enfant, avant 3/4 ans, même un peu plus, est incapable de faire des caprices. Et puis nous on a beaucoup été élevé comme ça aussi. Parce qu’à l’époque aussi, il n’y avait pas encore toutes ces études qui sont sorties. Donc voilà, l’enfant va pleurer d’un seul coup, crier d’un seul coup dans un magasin. On a tous connu ça quand on était enfant. Tout de suite ça être un caprice. Mais non, en fait derrière il y a vraiment des choses qui se passent et quand on essaie de se mettre un tout petit peu à la place de l’enfant, pour lui c’est une catastrophe. Des fois de juste ne pas pouvoir avoir quelque chose qu’on voit dans un magasin, un objet, un jeu pour lui, ça le submerge et c’est réel.

Donc je dirai de l’accompagner et de pas forcément minimiser ce qu’il ressent, plutôt l’accueillir et en tout cas l’écouter et essayer de comprendre pourquoi ça le met dans un tel état. Et je ne dis pas de ne pas dire non au jeu. Ce que je dis c’est que pour lui à ce moment-là c’est vraiment une épreuve de ne pas avoir ce jeu. On peut être dans la compréhension tout en tout en gardant l’objectif du « non, là il y a pas de jeu. » On peut l’expliquer. On peut essayer de l’expliquer. Le but c’est de l’accompagner, de lui donner les clés pour qu’il ait une sécurité affective, on va dire, assez robuste pour la suite, mais pas non plus de le laisser complètement dicter ses propres règles ou autre. En fait, c’est l’accompagnement. Le cadre. L’enfant a vraiment besoin d’un cadre sécurisant, sinon de toute façon, il essaiera toujours d’aller le chercher et donc d’aller encore plus loin dans son comportement pour chercher les limites. Donc vraiment la bienveillance, se mettre à hauteur d’enfant et l’écoute n’est pas du tout en inadéquation avec le cadre sécurisant et les règles -bienveillantes- mais qui sont des règles qui ne doivent pas être franchies.

Pilier n°2 du bien-être de l’enfant : l’alimentation

Merci, c’est quand même beaucoup de choses pour ce pilier numéro 1 de la sécurité affective. C’est hyper intéressant et pour le coup, je pense qu’on pourra en parler des heures. Et on parlait tout à l’heure d’un deuxième pilier qui est l’alimentation. Donc ça c’est aussi c’est un sujet important. Tu nous as dit que l’alimentation c’était tout autant important que la sécurité affective. Mais du coup pourquoi l’alimentation selon toi a un rôle essentiel dans le développement de l’enfant ?

➡️ Déjà tout simplement pour l’énergie que ça apporte. Chaque corps a besoin d’énergie pour fonctionner. Aussi c’est la l’alimentation de l’enfant qui va créer son immunité, les vitamines A, C, D, le fer, tout ce qui peut développer l’immunité de l’enfant passe par l’alimentation. Pour la croissance physique tout simplement, le développement du cerveau aussi. Et un gros point sur le plaisir surtout quand on est petit enfant, le plaisir pour manger, c’est très important.

Et du coup, ça a des répercussions à long terme le fait d’avoir une alimentation on va dire correcte dès le plus jeune âge ?

➡️ Oui. Oui. Oui. En fait, les habitudes alimentaires sont vraiment a instaurer dès le plus jeune âge parce que c’est le principe de l’habitude. Plus on va s’habituer à se nourrir avec des aliments nutritifs, plus on va développer une manière de se nourrir sur le long terme qui correspond à des besoins corporels de nutrition.

Un enfant qui a l’habitude de manger des bonbons constamment ou tous les jours va avoir tendance à reproduire ça en étant adulte ?

➡️ Oui, exactement. En fait, le palais, au niveau gustatif, existe in-utero. Donc c’est-à-dire que même dans ce que mange la maman il y a un goût que le bébé ressent. Du coup, dès le plus jeune âge, le palais va se formater à ce qu’on propose à l’enfant. Et donc plus on va proposer du sucré, plus le palais va être habitué et plus l’enfant va avoir du mal à apprécier ce qui est peu sucré puisque il a été habitué au sucre.

D’ailleurs le sucre est un sujet important. On en parle dans le premier magazine Kokoro. On parle de tous les effets du sucre sur le corps, sur le mental etc. On a tendance à dire qu’il faut éviter le sucre pour les enfants jusqu’à à peu près 3 ans.

➡️ Oui, c’est ça.

Mais pourquoi en fait ? Outre, bien entendu, tous les effets sur le corps hyper négatif de sucre ?

➡️ L’alimentation infantile peut avoir une répercussion sur la santé de l’adulte. On peut augmenter ou non les risques d’une future obésité rien qu’en étant enfant. On peut aussi réduire à contrario les risques de diabète et de maladie cardio-vasculaires parce qu’on a peu consommé du sucre en étant enfant parce que justement comme je disais, le palais va être moins habitué au sucré. Donc il va moins chercher les aliments sucrés. Je ne dis pas qu’il ne va pas kiffer manger une barre de KitKat à un moment dans sa vie, hein. Mais en tout cas, il ne va pas avoir besoin de ça tout le temps pour se satisfaire. Il ne va pas avoir besoin d’autant de sucre.

Parce que pour les enfants aussi, le sucre peut devenir, on va dire, une addiction. Tu me parlais tout à l’heure d’une petite fille de 18 mois qui mangeait des M&M’s, pour son goûter. Là, ça devient plus qu’un plaisir.

➡️ Oui, c’est ça. En tout cas c’est une histoire de palais. Le palais va vraiment être habitué à ce goût hyper sucré et donc ce qui va être moins sucré va paraître fade pour elle. Du coup, le simple bout de pain avec de la purée de noisette par exemple, pour elle, il n’y aura aucun intérêt parce que déjà, à son âge, ce sera fade.

Alors que les effets sur le corps pour le coup d’une purée de noisette vs un paquet de M&M’s sont quand même pas les mêmes.

Oui, exactement.

Donc dès le plus jeune âge, on va dire, essayer quand même de limiter un peu le sucre c’est bien.

➡️ Oui, c’est ça. Alors, vraiment pour le coup, je ne suis pas du genre à bannir des trucs, mais vraiment avant 1 an si on peut bannir le sucre, c’est vraiment quelque chose d’important et le limiter plus plus plus jusqu’à 3 ans. Après, il y a ce qui est dit et ce qui peut être fait. C’est pas forcément facile de limiter le sucre jusqu’à 3 ans quand à un anniversaire il y a des gâteaux sucrés, des bonbons etc. Mon discours c’est pas non plus de dire, lorsqu’il y a un bon sur la table ou du gâteau au chocolat « non, toi tu n’as pas le droit parce que tu ne manges pas de sucre ». Là, il y aurait un effet contre productif. Par contre, on peut, en tant que parent, donner des habitudes alimentaires. Et donc si l’enfant au quotidien a des habitudes alimentaires qui sont peu sucrées, alors il aura envie du bonbon mais ça se trouve il va pas l’aimer parce que ce sera trop sucré pour lui. Et ça se trouve il va l’aimer. Mais ce sera pas ça dont il aura besoin tout le temps pour son goûter par exemple.

Et du coup pour le goûter justement, est-ce que qu’il faut plutôt partir sur du 100 % fait maison ou est-ce qu’il y a quelques produits, on va dire industriel mais avec une compo un peu plus maîtrisée qui sont intéressants ? Enfin, comment faire concrètement pour réduire le sucre au quotidien ?

➡️ L’idéal de l’idéal reste le fait maison, ça c’est certain. Après, c’est loin d’être d’être facile au quotidien de faire maison. Le fait maison ce n’est pas forcément non plus tout le temps quelque chose d’hyper élaboré. Comme je disais, ça peut être un bout de pain avec de la purée de noisette et une banane. Zéro cuisine mais : purée de noisette nutritif, pain complet si possible, c’est encore mieux parce que du coup pas de sucre mais des sucres complets (sucres lents). On n’a rien fait. Et c’est pas du 100 % fait maison. J’avoue que le pain, je ne le fais pas moi-même, mais ça reste quand même des produits naturels.

C’est plus sain qu’une tartine de beurre sur du pain blanc avec du cacao.

➡️ Exactement. Et il y a quelques marques qui font quand même des choses intéressantes quand on n’a pas le temps ou qu’on n’a pas envie aussi. Il y a Popot’ et Yooji. L’idéal c’est de savoir lire les étiquettes un petit peu mais c’est compliqué aussi. 

On vous remettra les quelques marques dans la description du podcast. Ça peut toujours servir de voir un peu les marques un peu plus saines vers lesquelles se tourner dans le quotidien.

➡️ Oui, il y en a en plus un peu plus que  Popot’ et Yooji d’ailleurs (Good goût ; Néogourmets). Et puis par rapport au sucre, la banane dans l’exemple que j’ai donné, il y a déjà du sucre en fait. Alors, c’est du sucre naturel mais il y a déjà cet apport sucré qui est présent sans le sucre ajouté qu’on pourrait donner. Et ceux là on n’y touche pas, il n’y a pas besoin de les éviter mais par contre autant ne pas en rajouter.

L’OMS d’ailleurs recommande de ramener l’apport en sucre libre (donc les sucres ajoutés comme le miel, le jus de fruits, enfin c’est tout ce qui est pas euh entier si j’ose dire) à moins de 10 % de la ration énergétique totale chez l’enfant. Ce serait encore mieux de la réduire à 5 %. C’est-à-dire que c’est 25 grammes, donc 6 cuillères à café environ par jour.

Et ça peut aller très vite. Dans un goûter dans un petit déjeuner… Ça peut être important.

Tu me disais d’ailleurs tout à l’heure que tu organisais des cafés mamans, c’est ça ?

➡️ Oui. Des cafés parents même parce que n’oublions pas les papas. Au sein de la crèche où je travaille, on organise des cafés parents pour parler de plein de sujets. Des fois, ce sont les parents qui nous donnent des sujets sur lesquels ils veulent qu’on discute ensemble et puis des fois c’est nous qui voyons un besoin. Bientôt on va faire un café parent sur l’alimentation. Je suis en train de bosser dessus parce qu’on voit qu’il y a besoin de toutes ces petites infos. Et ce n’est pas forcément facile au quotidien d’avoir accès à ces infos facilement. Maintenant les réseaux sociaux nous bombardent d’informations et des fois on sait pas trop quoi prendre ou jeter. Ces petits cafés parents donnent l’occasion de pouvoir échanger là-dessus en direct.

Puis l’alimentation c’est quand même un sujet important. Au sein de la famille, au sein du couple… C’est même d’ailleurs l’un des premiers sujets de dispute dans le couple, les repas, les courses etc… Donc c’est hyper important mais je pense que pour l’enfant peut-être des fois adapter comme tu l’as dit quelque chose dans le quotidien, on va dire remplacer peut-être le Nutella pour ne pas le citer par la pâte de noisette ou autre. Ça peut faire la différence vraiment pour l’enfant.

➡️ Oui, c’est ça. Alors, c’est vrai que je n’en ai pas parlé mais ce qui est hyper important aussi, c’est de manger avec l’enfant en même temps que l’enfant et la même chose.

Pas de repas à table, chacun de son côté.

➡️ Exactement. Bon, alors ça peut arriver. Mais l’idéal c’est vraiment de prendre ses repas ensemble. Parce que déjà ça va lui donner envie de goûter. J’avoue que, le père de mon enfant et moi, on a changé notre façon de nous alimenter parce qu’on a été accompagnés par rapport à l’alimentation de l’enfant et donc on a nous-même changé notre façon de manger. Alors pas totalement, ça n’a pas été non plus quelque chose de radical, mais on a commencé par remplacer des petits trucs par des choses qui nous font vraiment plaisir. Ça fait partie d’une découverte pour nous aussi. Mais le plaisir, que ce soit pour l’enfant ou pour l’adulte, doit être là. Si on mange quelque chose qui ne nous plaît pas puisque c’est bon pour l’enfant, ça ne marchera pas sur le long terme. Il faut vraiment trouver des trucs qui peuvent être remplacés mais qui nous font plaisir. On a été accompagnés par une docteur en nutrition qui s’appelle Julie Carillon qu’on peut trouver d’ailleurs sur Instagram qui propose des accompagnements avec une équipe de diététiciennes au top. Elle nous a beaucoup aiguillé et d’ailleurs aujourd’hui c’est grâce à elle que je peux un petit peu donner ces conseils là aussi. Elle fait plein de posts super en accès gratuit. Ça s’appelle Hamstouille. Il y a une version bébé et une version bambin pour le plus grand. Il y a même des petites idées recettes. 

OK. Hyper intéressant ! C’est pareil, on mettra le lien dans la description du podcast pour que vous puissiez aller voir. C’est toujours bien de prendre des conseils à droite à gauche pour le quotidien

➡️ Et elle est sur Montpellier !

Pilier n°3 du bien-être de l’enfant : le sommeil

Ah chouette ! C’est vrai que l’alimentation c’est hyper important. Je le vois, à titre perso, quand je mange sucré le soir. Donc sucré pour moi c’est quelque chose qui fait changer la glycémie. Ça peut être par exemple du riz ou du pain en quantité le soir. Ça me fait des cauchemars. Donc je sais que c’est hyper important et même pour le sommeil, je pense que ça a tout à fait son rôle à jouer. Et d’ailleurs, le sommeil, c’est notre pilier numéro 3. Donc on a vu la sécurité affective, l’alimentation. Voilà le dodo. Le dodo, c’est important mais c’est compliqué. On entend beaucoup de choses sur le dodo pour l’enfant, des rituels, un rythme, un environnement. Je pense que c’est assez complexe. Mais du coup, si toi tu devais nous nous dire ce qu’on doit retenir de tout ça, ce serait quoi ?

➡️ Le sommeil, c’est une affaire très culturelle déjà. Selon les pays, on fonctionne vraiment différemment. Au Japon, ils n’ont pas du tout la même culture, le même rapport au sommeil. C’est très culturel et c’est hyper intéressant aussi de regarder ce qui se fait ailleurs qu’en France.

Oui, parce que tu prenais l’exemple du Japon, je sais qu’eux ils dorment pendant très longtemps avec leur enfant. C’est ça ?

➡️ Oui, c’est ça. Ils dorment très longtemps avec leur enfant. Il y a aussi des règles de sécurité. En France, on a des gros matelas assez mou. Ça peut représenter un danger pour l’enfant qui dort entre ses deux parents. Au Japon, ils ont encore beaucoup de tapis au sol, donc un peu plus dur ou des matelas plus durs, plus fermes qui font que le co-dodo (dormir avec l’enfant) ne représente pas un danger. On ne pourrait pas simplement se dire « Bon, au Japon ils dorment avec leur enfant, donc nous aussi on peut dormir avec l’enfant sans que ça représente de problèmes pour sa sécurité. » Alors, je ne dis pas que forcément c’est mauvais de dormir avec son enfant en France. Mais, il y a des règles de sécurité qui, quand même, sont à à garder en tête. Tout ça pour dire que c’est intéressant d’aller regarder dans les autres pays. De manière générale, je dirais qu’il faut avant tout privilégier une approche qui respecte le lien entre les parents et l’enfant. C’est-à-dire de ne pas briser ce lien de confiance à l’endormissement parce que déjà ce serait très contreproductif. Mais en plus, c’est vraiment ce lien et cet accompagnement qui va faire que le moment va être apaisant et permettre un lâcher-prise de l’enfant. L’apaisement et le lâcher-prise peuvent être amenés notamment par les rituels. Les rituels c’est hyper sécurisant parce qu’en fait une bonne partie de l’anxiété de l’enfant vient du fait qu’il n’a pas de notion du temps et donc pour lui, tout est imprévisible. Donc, si on peut rendre prévisible certaines choses, il faut y aller. Les rituels vont rendre prévisible le moment du coucher. Par exemple, après manger, on se brosse les dents, on va lire une histoire, une petite histoire sur le canapé. Ensuite, on va aller dans la chambre avec la lumière tamisée. On va faire un câlin, un bisou, je te porte dans ton lit. On instaure un rituel qui est le même tous les soirs, tout le temps dans le même ordre.

À la même heure ?

➡️ Oui, plutôt à la même heure. Alors après, on n’est pas à une demi-heure près. On ne se met pas la rate au courbouillon parce que ce soir, on est à une demi-heure du coucher habituel. Mais ça ne va pas aider de coucher un soir l’enfant à 19h, un autre soir à 22h. Il a quand même besoin de régularité pour favoriser le sommeil.

C’est important chez nous, adultes, de se coucher à la même heure. Donc chez l’enfant, j’imagine que ça l’est d’autant plus.

➡️ Oui, c’est ça. Avant 3 ans, les capacités d’autorégulation sont encore immatures par rapport à cet accompagnement au sommeil. C’est une vraie séparation pour l’enfant le sommeil, surtout la nuit parce que la séparation est longue. Donc il y a une co-régulation. C’est le fait de l’aider à se réguler soit par la présence de la voix, soit par la présence de l’odeur, soit par la proximité. Il peut y avoir d’abord ce rituel et puis ensuite un accompagnement plus ou moins proximal selon l’enfant. Des fois, ce qui peut être difficile, c’est de savoir de quoi mon enfant a vraiment besoin pour s’endormir. Qu’est-ce qui représente une angoisse pour lui ? Qu’est-ce qui représente une angoisse pour moi ? Et comment avoir une présence juste pour l’aider à s’endormir ? Ce n’est pas forcément évident.

Il faut un peu tester, analyser et s’adapter aussi. Peut-être que ce qui fonctionnait jusqu’à présent pour un moment où ça va plus fonctionner et là peut-être qu’il va falloir se remettre en question et essayer de changer deux trois petits trucs ?

➡️ Oui. Et puis pour le sommeil, on ne peut pas considérer que tout est acquis jusqu’à 6 ans. Jusqu’à 6 ans, il y a beaucoup de régressions au sommeil. Donc ça peut marcher pendant 6 mois. Avec le rituel, l’enfant va s’endormir seul. Et puis 6 mois après, plus du tout. Il y a vraiment des allers-retours mais qui sont nécessaires. Ils sont souvent en corrélation avec des apprentissages. Il y a des grands apprentissages comme la marche, le langage. Et quand il y a beaucoup d’apprentissage qui s’accumule, ça peut avoir une incidence sur le sommeil et la régression au sommeil. 

Donc c’est les montagnes russes jusqu’à 6 ans à peu près, c’est ça ?

➡️ Alors plus ou moins. Mais en tout cas oui, il peut y avoir des allers-retours par rapport à ce sommeil.

Pilier n°4 du bien-être de l’enfant : l’éveil et le développement

Du coup, tu disais que les phases d’apprentissage, d’éveil etc impactaient beaucoup le sommeil. Donc l’éveil, c’est notre dernier pilier, le numéro 4, l’éveil et le développement. Est-ce que l’éveil c’est différent de l’apprentissage vraiment scolaire comme on l’entend par exemple, apprendre à lire ou à écrire ? En quoi l’éveil en fait diffère de ça ?

➡️ Alors l’éveil c’est vraiment l’exploration sensorielle à tous les niveaux, c’est-à-dire que c’est sans résultat attendu. Par exemple dans l’apprentissage scolaire, il y a une méthode d’apprentissage, un but et un résultat attendu. L’éveil c’est vraiment question d’exploration et c’est du jeu. D’ailleurs l’enfant apprend par le jeu. Tout ce qui est jeu est apprentissage.

Donc jouer un jeu de construction, lire un livre… tout ça c’est de l’éveil ?

➡️ Oui, tout ça c’est de l’éveil et donc c’est de l’apprentissage.

Donc les journées sont bien remplies parce que du coup l’adulte a un rôle hyper important dans l’éveil parce que ça peut pas se faire seul. L’enfant ne peut pas apprendre tout seul.

Non.

Mais c’est quoi exactement le rôle de l’adulte là-dedans ?

➡️ Ça va être de proposer des jouets/jeux/activités/ateliers adaptés à l’âge de l’enfant. Enfin plus au développement qu’à l’âge. Parce qu’en fait deux enfants de 2 ans ne vont pas être au même stade de développement moteur ou langagier. Il faut vraiment s’adapter au développement de l’enfant individuellement parlant en lui proposant des jeux adaptés. Par exemple, jusqu’à 6 semaines, un nourrisson voit en noir et blanc. Donc bon il y a peu d’intérêt de lui présenter un livre avec des couleurs parce que du coup il va avoir du mal à différencier les contrastes. Donc il ne verra pas forcément l’image comme nous on peut la voir. Par contre, s’il y a du contraste et qu’on lui propose un livre en noir et blanc, il va essayer de différencier des formes puisqu’il y aura ce contraste. Donc il sera capable de de voir les différentes formes, de les appréhender en tout cas.

Oui. Du coup, le parent, n’a pas que ce rôle, on va dire, de prendre un livre et de le donner à lire ou de donner un jeu pour qu’il joue. En fait, il faut vraiment l’accompagner dans l’activité et lui proposer une activité différente selon son stade ?

➡️ Oui, c’est ça. D’éveil. Le jeu ça va être de proposer quelque chose qui est en adéquation avec son développement pour pour qu’il prenne du plaisir à jouer et donc à apprendre et en même temps aussi que ce soit pas trop dur pour que ça le mette pas en échec. Parce que la mise en échec va faire frustration. C’est une chose qui n’est pas forcément facile à appréhender mais plus on va être dans l’observation, à passer du temps avec l’enfant, en présence attentive, donc on revient à la sécurité affective, plus on va s’apercevoir assez facilement de ce qui lui fait plaisir, de ce qu’il motive etc. Il faut savoir que l’enfant a besoin de l’adulte pour l’aiguiller mais il a un besoin instinctif de découvrir des choses. Ça, il l’a tout seul. Vouloir découvrir, apprendre, jouer… Et pour qu’il puisse avoir des apprentissages effectifs, si j’ose dire, il va avoir besoin d’un accompagnement. Et c’est là où le rôle de l’adulte est important.

Et du coup, on parle bien d’accompagnement, parce que tout à l’heure quand on préparait le podcast, tu m’as donné un exemple qui était très parlant, c’est un enfant qui va essayer de monter sur une table pour l’escalader.

➡️ Ah oui. Donc là, le rôle de l’adulte, c’est vraiment plus de l’accompagner dans son apprentissage plutôt que lui poser une limite qui finalement va lui faire peut-être plus de mal que de bien dans son apprentissage.

En fait, si on considère que, en essayant de prendre du recul au maximum, qu’il y a pas de réel danger, qu’il peut tomber mais pas forcément se faire bien mal. Alors, je dis pas de laisser les enfants escalader des murs de 10 m de haut. Mais, comme tu dis, une petite table basse où il y a pas forcément de danger apparent, à part le fait de pouvoir tomber sans se faire trop mal. Notre rôle va être plutôt de l’encourager dans le fait de vouloir monter, d’essayer de monter. « Tu as essayé de monter c’est super tu as déjà réussi à mettre un genou peut-être que la prochaine fois tu pourras réussir à en mettre deux » plutôt que de limiter et de transmettre un petit peu l’angoisse de « Ah non tu vas tomber ». C’est facile de le dire et moi moi-même à l’époque avant d’être professionnelle etc je le disais beaucoup parce que c’est quelque chose avec lequel on a grandi aussi. Moi, j’ai entendu beaucoup ma maman me dire « Attention, non mais là tu vas te faire mal ou attention tu vas tomber. » Psychologiquement déjà on induit en disant tu vas tomber, le fait qu’il va tomber. Et 9 fois sur 10 il tombera pas ce qu’on a dit « Attention, tu vas tomber. »

C’est comme quand tu dis « Faut que je fasse attention sinon je vais me tâcher » et ben tu te tâches.

➡️ Oui. Voilà. C’est pas facile mais si on peut le faire à des petits moments, petit à petit après ça peut devenir une habitude.

Il faut essayer de l’accompagner dans son développement plutôt que de le freiner peut-être par peur sa propre peur ou autre. C’est important.

➡️ Et important pour la confiance en lui. Plus il va avoir confiance en lui, plus il va avoir envie d’explorer le monde en autonomie. Et c’est ça aussi le rôle d’un parent, c’est de pouvoir donner les billes à son enfant pour qu’il puisse être autonome.

Et tu parlais tout à l’heure du rythme de chaque enfant qui était différent. Ça c’est hyper important de le respecter. On est d’accord pour le coup chaque enfant avance à son propre rythme ?

➡️ Oui, c’est ça. Il y a certains stades par lesquels ils vont plus ou moins tous passer mais par contre pas du tout en même temps. Un enfant de 2 ans peut savoir faire des phrases avec je ne sais combien de mots, verbes, complément. Et puis un autre ne va pas du tout faire ça. Par contre, l’autre il va savoir faire des tractions. J’abuse dans ce que je dis. Mais en fait chacun a un stade de développement différent. Et c’est pour ça que dans la petite enfance, on n’aime pas bien comparer les enfants entre eux parce qu’il y a vraiment tout un processus propre à chaque enfant pour développer certaines capacités à des moments.

Puis c’est comme nous, adultes, on n’a pas tous les mêmes capacités, on n’apprend pas tous la même chose au même rythme. Sachant qu’ils ont déjà beaucoup à apprendre et que tout est apprentissage.

➡️ Oui, tout est apprentissage. Même le moindre comportement qu’on peut avoir avec eux, c’est un apprentissage. Par exemple, comment justement on va accueillir les émotions. Ça va être un apprentissage pour lui. Si on nie l’émotion, il va à son tour lui-même nier les siennes mais aussi nier celles des autres. Donc tout est apprentissage, vraiment, il est dans un bain où chaque comportement, situation va être apprenante. Alors on peut pas être parfait et c’est pas du tout mon discours. Et justement d’être parfait, c’est aussi contreproductif parce que ça lui montrerait qu’il faudrait qu’il soit parfait et on veut pas qu’il soit forcément parfait. D’ailleurs, ça n’existe pas. Mais voilà, c’est vrai que tant qu’on peut lui donner les billes, il faut essayer de lui en donner au maximum.

C’est important de le rappeler. Effectivement aujourd’hui on est là pour informer et pas du tout culpabiliser. Et c’est vrai que c’est important de faire la distinction entre ces deux façons de faire parce que tu me le disais, le but c’est de donner des billes.

➡️ Oui, c’est vraiment d’essayer de donner des billes grâce à à des infos sourcées. Ce que j’ai pu dire s’appuie aussi sur l’OMS, sur santé publique France enfin voilà c’est une base référencée. Ce sont de vraies infos que vous pourrez saisir et par contre vous en saisir comme vous vous le voulez.

Voilà, chacun s’adapte comme il peut, comme il veut et pour essayer de faire le meilleur pour l’enfant.

Voilà, c’est ça.

OK. Et du coup, si tu avais un message à transmettre à tous les parents qui nous écoutent aujourd’hui, ce serait lequel ?

➡️ Sacré message, mais je dirais qu’on est tous les meilleurs parents pour nos propres enfants. Vous les connaissez mieux que personne vos enfants. Il n’y a personne qui connaît mieux votre enfant que vous-même. Et ça faut vraiment en être persuadé. Alors oui, les professionnels de la petite enfance comme moi d’ailleurs, comme les pédiatres, connaissent leur métier et justement ils vont nous servir à ça. Mais par contre vous vous connaissez votre enfant. Et en fait, c’est vraiment ça qui est intéressant dans la co-éducation. C’est que le professionnel va être expert de son domaine mais vous vous êtes expert de votre enfant. Et en fait quand on avance ensemble, on peut vraiment faire des choses super parce que nous on experts de notre métier, mais vous vous êtes expert de votre métier. C’est cette coéducation là qui peut qui peut faire avancer les choses et qui peut aider toutes les familles qui en ont besoin. Donc faites-vous confiance, vraiment faites-vous confiance. Faites-vous confiance.

Et puis c’est un peu bateau mais vraiment tout finit par passer. À 18 ans, vous verrez, il dormira sans vous. On l’espère. Mais vraiment dans les périodes un petit peu compliquées, tout passe. Et puis surtout, souvenez-vous quand vraiment c’est compliqué, quand vous vous sentez seul, qu’il y a un nombre certain de parents qui est en train de faire exactement la même chose que vous. Quand vous vous levez à 5h du matin, je sais pas pour la 5ème fois et que vous bercez votre enfant parce que vous avez pas trouvé d’autres manières de faire. Et peut-être que c’est cette manière-là qu’il faut pour l’instant pour l’endormir. Dites-vous qu’il y en a plein qui font la même chose. Je prends l’exemple du sommeil, mais il y en a plein d’autres. Donc force à vous, bon courage.

Merci Joy d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

➡️ De rien, c’était un grand grand plaisir. Je pourrais en parler pendant 10 ans, mais voilà, c’est déjà super de m’avoir donné l’opportunité de pouvoir parler à ce sujet.

Plaisir partagé et puis bon, j’espère que l’on aura l’occasion de parler d’autres sujets autour de la petite enfance avec toi. Merci.

Épisodes

Repères temporels

  • fast_forward00:00:00 - Introduction
  • fast_forward00:01:11 - Présentation de Joy Linxe-Olivier
  • fast_forward00:04:23 - Pilier n°1 du bien-être de l'enfant : la sécurité affective
  • fast_forward00:13:33 - Pilier n°2 du bien-être de l'enfant : l'alimentation
  • fast_forward00:27:54 - Pilier n°3 du bien-être de l'enfant : le sommeil
  • fast_forward00:34:38 - Pilier n°4 du bien-être de l'enfant : l'éveil et le développement
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